Peux-tu nous présenter ton parcours ?

Bonjour à tous, je m’appelle donc Loic Chabert j’ai 27 ans, 28 ans en Octobre. Je suis originaire de Dijon où j’ai commencé le hockey avec les Ducs. J’ai intégré le groupe pro à 17 ans et j’ai ensuite fait deux ans avec eux.
Je cherchais à avoir un peu plus de temps de jeu je suis donc parti deux ans à Annecy, puis j’ai eu l’opportunité de repartir en Magnus, à Morzine un an puis à Dijon.

Au sortir de cette nouvelle saison avec les Ducs je devais partir en EIHL (Royaume-Uni) et le club a finalement décidé de me planter au mois d’Août. Ça a été un gros coup derrière la tête et j’avais décidé de laisser tomber le hockey. Je suis parti passer quelques temps au Canada, et finalement le fait de voir quelques copains qui jouaient encore dans des ligues amateurs, de découvrir l’ambiance incroyable d’une patinoire NHL, le hockey m’a trop manqué et j’ai décidé de revenir.

Je me réengage donc fin Octobre 2016 avec les Bisons de Neuilly où je fais une saison plutôt intéressante. Je décide donc de poursuivre là-bas et derrière j’ai eu une saison vraiment galère où je me casse le pouce d’entrée de championnat et je me luxe l’épaule derrière. J’ai galéré toute l’année avec les blessures, ce qui explique aussi ma saison complètement blanche puisque je me contentais de m’équiper sans trop pouvoir jouer.

L’été dernier j’étais donc hyper remonté et j’avais envie de prouver ma valeur, et j’ai décidé de rejoindre le projet de l’Etoile Noire de Strasbourg qui sortait d’une saison galère en Magnus.

Personnellement j’ai fait une saison plutôt satisfaisante avec 20 points et de bonnes responsabilités offensives. Collectivement on a souffert de la blessure de notre gardien n°1 mais le groupe est resté soudé et on a essayé de se battre pour maintenir le club, même si ça n’a malheureusement pas suffit.

Comment tu te décrirais à quelqu’un qui ne t’as jamais vu sur la glace ?

Je pense être assez polyvalent et être capable de travailler dans les deux sens de la glace. J’aime être face au but mais je suis aussi capable de faire le boulot ingrat défensivement. Je peux jouer un peu partout en fait !

Qu’est ce qui t’as séduit dans le projet du club ?

Déjà principalement je dirai le projet sportif. J’ai été mis en relation avec le coach assez vite après la saison et le feeling est tout de suite bien passé.  Le discours m’a plus et je n’ai même pas fait d’autres recherches en fait j’ai foncé au coup de cœur. Cette année je voyais l’ambiance à la Patinoire de Nice et ça a aussi joué j’ai hâte de découvrir ça. Et pour finir évidemment la ville qui est magnifique.

C’est un tout, le projet + le cadre de vie ça m’a donné envie de foncer !

Tu as donc terminé la saison mi-mars avec Strasbourg, tu reprendras en Août avec les Aigles, comment on occupe l’été quand on est joueur de hockey professionnel ?

On arrive à des âges où chacun connait son corps et sait comment se préparer sans avoir trop besoin de demander d’aide aux « anciens » donc c’est assez propre à chacun. Pour ma part je coupe complètement le sport pendant 3 semaines, quelques footings de temps en temps mais faible régime.

Sur le gros de la prépa c’est 5 séances de muscu par semaine. Cette année je me suis mis au Crossfit, ce qui est plutôt bien pour allier muscu et cardio. Après j’ai la chance de revenir dans ma région natale l’été où j’ai pas mal de potes donc on fait régulièrement des foots à 5, etc…

Je me maintiens en forme et plus on arrive proche de la saison plus on monte en intensité, jusqu’à ralentir le rythme à une semaine dix jours de la saison pour emmagasiner des forces pour le camp de préparation.

Une dernière question assez classique, as-tu un petit mot pour nos supporters ?

J’ai hâte de commencer cette saison avec les Aigles. Comme je te disais avant l’ambiance est vraiment particulière à Nice il y a un super groupe de supporters et j’ai hâte de découvrir ça avec le maillot des Aigles !

 

photo: JC Simonin